La ministre du Plan et du Développement économique, Dr Hala Al-Saïd, a tenu - par visioconférence - une réunion avec le gouverneur, en Egypte, de la Banque islamique de développement (BID), en présence de la ministre de la Coopération internationale, Dr Rania Al-Machat, pour examiner les mécanismes de coopération entre le gouvernement égyptien et la BID, dans le cadre des impacts économiques et sociaux de la propagation du Covid-19.
La réunion a notamment porté également sur l'appui nécessaire qu'il faut apporter au secteur privé. C'est à cet effet, que Dr Al-Saïd a commencé par saluer les mesures administratives et stratégiques prises par la Direction de la BID face au nouveau coronavirus, notamment les démarches institutionnelles visant à apporter des aides urgentes aux pays membres et aux communautés islamiques dans les pays non-membres.
Dr Hala Al-Saïd a également souligné que la crise du coronavirus est intervenue au moment où l'économie nationale connaissait un élan remarquable selon les différents indices économiques, et ce grâce aux réformes structurelles entreprises par l'Etat au cours des cinq dernières années. L'économie nationale a commencé à cueillir les fruits de ces réformes, a renchéri la ministre du Plan, en faisant allusion au taux de croissance qui s'élevait de façon progressive, jusqu'à atteindre 5,6% au cours du premier semestre de l'exercice 2019/2020. C'est le plus haut taux de croissance réalisé depuis plus de 11 ans, a-t-elle martelé. "En dépit de la crise actuelle et des conditions difficiles résultant de la pandémie de Covid-19, nous nous attendons à réaliser un taux de croissance économique estimé à 4% vers la fin de 2020", a-t-elle renchéri.
La ministre en ensuite jeté la lumière sur les démarches anticipées et rapides entreprises par l'Egypte face au coronavirus et ses conséquences, jetant ainsi la lumière sur les mesures économiques, financières et monétaires prises à cet égard, avec le soutien total des plus hautes autorités du pays et la conjugaison des efforts entre les différents organes de l'Etat.
Dr Hala Al-Saïd a expliqué que ces démarches se caractérisent par une remarquable inclusion, ainsi que par l'appui apporté aux secteurs impactés par la crise du coronavirus, dont notamment ceux de la santé, du tourisme et de l'industrie, en plus de mesures adoptées pour raviver la Bourse égyptienne et soutenir la main-d'oeuvre précaire.
Et la ministre du Plan de conclure que l'Egypte cherche à réaliser une sorte d'équilibre entre les mesures sanitaires préventives et le retour à la normale au niveau des activités dans tout le pays, tout en affirmant que l'Etat cherche à bénéficier des aides adoptées par la Banque islamique de Développement pour consolider le secteur privé, gravement affecté par cette crise.
C'est dans ce contexte que la ministre de la Coopération internationale, Dr Rania Al-MAchat, a mis l'accent sur l'importance de renforcer la coopération avec la BID pour faire face au coronavirus, ainsi que pour bénéficier des avantages que présente la Banque en matière d'autonomisation économique des jeunes et des femmes, ainsi que dans les domaines de financement de la primauté des affaires, de la technologie et de l'innovation.
Dr Al-Machat a ensuite parlé de la plateforme lancée pour rassembler les partenaires au développement afin de discuter des impacts du nouveau coronavirus, jetant à cet égard la lumière sur le lancement d'une nouvelle stratégie de partenariat avec les institutions financières mondiales, qui fixe les cadres de coopération prospective entre l'Egypte et ses partenaires au développement. Cette stratégie, a-t-elle expliqué - se base sur trois axes principaux, à savoir l'intérêt pour les projets en cours, la force motrice qui jette la lumière sur les histoires de succès entre l'Egypte et ses partenaires, et les différents projets d'investissement.